Histoire, explications et autres

Kishinkaï, la méthode de Mtr Tamaki Léo

Léo Tamaki, un maître que je conseil depuis plusieurs années, a découvrir pour tout les pratiquants, vous fait travailler l'Aikido Kishinkaï !

Mais que veut dire Kishinkaî ?

Ce mot est en fait désigne l'association difusant l'enseignement de Léo Tamaki et réunissant ses élèves.

Kishinkaî est un mot Japonais composé de 3 Kanjis, les idéogrammes utilisés au Japon.

KI : être joyeux, se réjouir

SHIN : approfondir

KAÏ : Association, groupe

Le Kishinkaî est donc, l'association, le groupe ou l'on approfondi dans la joie.

 

Pratiquer seul !

Beaucoup m'ont déjà demander l'interêt qu'il y avait a pratiquer seul et que peut-on bien pouvoir faire seul ?

Pourtant beaucoup parmi vous m'ont déjà mainte fois vu pratiquer seul, sans faire vraiment le rapprochement avec la pratique elle même, souvent lorsque vous êtes à l'échauffement, de mon coté je pratique seul, ce qui pour vous pourrait également faire penser à un échauffement est en fait cette pratique.

Pratiquer seul, inclu forcément la connaissance des mouvements, dès lors chacun est apte a cet exercice, suivant vos niveaux de connaissance, une ceinture blance peut très bien s'entrainer seul sur ses tai sabaki, dès qu'un moiuvement est à l'étude, il peut également le pratiquer seul en imageant son uke devant lui !

l'interêt de cette pratique n'est évidemment pas de l'affiner, puisque vous en êtes a l'étude, mais quel que soit le mouvement travaillé, la répétition de vos déplacement et la mise en place systématique de vos mains en défense, feront déjà partie d'un travail très positif, vous habituerez en fait vos corp a enregistrer les mouvements basique apr!s en Dojo, de plus vous commencerez a sentire et travailler également sur vos propres positions d'équilibre.

En fait le travail seul est toujours un atout pour se controler soi-même, sur le plan psychomotricité.

Vous avez les bases et les explications en Dojo, libre a vous maintenant de travailler vos déplacements, seul à la maison ! lol

 

Mais que disent-ils ?

Outre les formule de salut dont déjà développées ci-dessous,

Plusieurs ont remarqué l’utilisation d’une phrase en fin de cours, phrase échangée entre les ‘’professeurs’’ Dan et des élèves Kyu vers les grades Dan.

Mais quelle est cette phrase et surtout que veut-elle dire ?

Dômo arigatô gozaimashita (doomo aligato godzaïmach’ta)

(Dômo : bien, beaucoup, Arigatô : merci, Gozaru : être, verbe très formel)

Se dit en fin de leçon pour remercier le professeur ou pour remercier le partenaire ("je te remercie beaucoup d’avoir pratiqué avec moi"). Dômo arigato gozaimashita est une formule très formelle pour remercier quelqu’un ("Je te présente mes remerciements"). Le langage courant utilise plutôt arigatô gozaimashita (merci beaucoup), arigatô (merci), sumimasen (merci).

Cette phrase de politesse est donc universelle à tout Dojo, et marque un respect et un remerciement envers l’enseignant pour le cours reçus.

Pour les petites mémoires, comme l’a fait notre amis Arnaud à ses débuts, vous pouvez coudre discrètement ce terme dans le revers de votre manche jusqu’à ce qu’elle soit bien assimilée, Mdr

 

Les attentes du professeur

L'investissement des élèves attendu du professeur, est propre a chacun, l'Aikido représente une place très importante dans ma vie, mais il y a des pratiquants pour lesquels la pratique n'occupe pas autant de place dans le quotidien, ils viennent quand ils peuvent, parc qu'ils ont d'autres obligations, d'autres centres d'interets, ce qui est normal.

Par ailleurs au départ, les gens sont un peu perdus, mais lorsqu'ils commencentà se sentir à l'aise, ils prennent plus de plaisir, et si ils prennent plus de plaisir, ils pratiquent généralement plus, avec le temps, l'investissement est donc souvent de plus en plus grand.

Mais quel que soit leur investissement, j'attends des élèves qu'ils soient meilleurs à chaque fin de saison par rapport au début, j'attends que de la même façon que je cherche à être un ''bon ''professeur, ils cherchent à être de ''bons'' élèves, c'est à dire, qu'ils étudient sincèrement, car tu auras beau être le meilleur professeur, si l'élève ne se donne pas les moyens d'apprendre, il n'apprendra jamais.

Tu ne peux pas gaver les gens avec un entonnoir, il y a des personnes qui sont là pour t'aider à avancer, à progresser, mais finalement chacun doit faire son propre chemin, du moment qu'ils donnent le meilleur d'eux-même à leur niveau, je suis satisfait.

(Extrait interview de Issei Tamaki, pour lequel j'adhére totalement)

 

Le Salut en BUDO

 
 De tout temps le salut a fait partie d’une tradition guerrière. Que se soit pour prouver son obéissance à un chef, pour respecter son ennemi ou se faire reconnaître comme membre d’un clan par ce code, le salut a pris différentes formes à travers les âges et les civilisations.
 
     Le salut est devenu l’expression de notion de respect vis à vis des lieux, des enseignants et des partenaires. Il symbolise également les valeurs traditionnelles qu’une école veut perpétuer. Dans notre monde moderne où l’aspect sportif a pris une part importante, le salut à l’adversaire de compétition est vécu par certain comme une formalité vite expédiée et c’est à l’arbitre de faire respecter ce symbole important de l’esprit fair-play des combattants.
 
     L’enseignant se doit de transmettre et de faire respecter cette valeur du salut afin de guider ses élèves dans un esprit d’humilité et de recherche d’élévation spirituelle.
 
     Dans tous les arts martiaux, le salut a une importance particulière : il marque un respect entre les partenaires/adversaires. Dans les budo (arts martiaux japonais), le salut, ou rei, obéit à des règles particulières...
  
     On distingue le salut debout (ritsu-rei) et le salut assis (za-rei  signifiant à genoux) dans la position dite « seiza ».

1-Salut debout (ritsu-rei)

     Le salut debout (ritsu-rei) se fait à l’entrée et à la sortie du dojo en direction de la photo du fondateur d’école ou avant et après chaque exercice avec un partenaire. Le regard en direction de l'endroit où se situe la personne à saluer
     En position MUSUBI-DACHI (talons joints, pieds évasés vers l’extérieur), le corps s’incline d’environ 30° sans arrondir le dos, bras le long du corps et mains le long des cuisses. 

2-Le salut à genoux ou "Zareï"

      Le salut de cérémonie à genoux (za-rei) est le salut qui ouvre et clôture le cours.
     Les commandements sont donnés par l’élève le plus gradé (1er Kyu). Pour descendre à genoux on commence par reculer le pied gauche et descendre le genou droit au sol puis le gauche - attention de garder les orteils fléchis durant cette phase. Ensuite seulement le bassin vient se placer entre les talons, pieds à plat. C’est la position ZAZEN. 
     A chaque commandement (rei) les deux mains viennent se placer devant soi, les deux pouces et les deux index en contact et le buste s’incline comme dans le salut debout. 

Déroulement du salut :

  • Se tenir pieds joints, ouverture à 45°, posture droite, regard portant devant soi, bras aligné le long du corps, dos de la main légèrement orienté devant soi (Musubo-dachi). Sans déplacer les appuis ni les mains, plier les genoux en orientant le genou gauche vers l'avant pour établir le premier contact avec le sol.
  • Ramener l'autre genou à distance de deux poings fermés environ du premier (un poing pour les femmes), pieds en appui sur les orteils, puis sur les coups-de-pied. Prendre appui en se redressant, regard toujours tourné vers l'avant. Les mains sont naturellement placées en haut des cuisses, légèrement orientées vers l'avant, sans prendre appui. Épaules relâchées, coudes près du corps (position seiza).
  • Glisser la main gauche vers le sol pour la placer devant soi, pouce ouvert. Placer la main droite à côté de façon à dessiner une sorte de triangle, symbole d'unité et d'équilibre.
  • Incliner le buste sans relever le bas du corps de façon à placer le visage au cœur du triangle formé par les mains, regard baissé en signe de confiance. La main droite revient ensuite la première. Comme pour l'ordre des genoux, l'ordre des mains correspond à la possibilité de dégainer un sabre.

 

Dans notre Dojo, ce salut est composé de 5 commandements :

  • 1. SEÏZA : "Mettons-nous en Seïza''
  • 2. SHOMEN NI REÏ : "Saluons face à nous"
  • 3. SENSEÏ NI REÏ : "Saluons notre Senseï"
  • 4. SENPAÏ NI REÏ : "Saluons les Senpaï''
  • 5. KIRITSU : "Levons-nous" 

 

3- Différents saluts au long du cours (traditionnellement)

     Chaque salut possède une signification propre, détaillée ci-dessous.

 

Avant le cours

Salut au dojo: il se fait en entrant dans la salle de pratique, en direction du kamiza. C'est un salut debout normal, le buste s'inclinant d'à peu près 30 degrés. On évite en général de beaucoup le marquer, afin de ne pas bloquer trop longtemps le passage. Par ce salut, le pratiquant marque l'idée qu'il entre dans un espace régi par des règles différentes de celle de l'extérieur (la hiérarchie dans le dojo est différente de la hiérarchie sociale habituelle), et qu'il accepte de se conformer à ces règles.

Salut au tatami. Il se réalise au moment de l'entrée sur le tatami. C'est habituellement un salut à genoux profond, le dos s'inclinant à l'horizontale. Il ne faut pas oublier ensuite de ranger convenablement ses zori (les nu-pieds). Ce salut souligne à nouveau l'entrée dans un espace aux règles particulières. Sur le tatami, le pratiquant va en effet autoriser des choses (attaques, contact physique, projection) qu'il ne permettrait pas à autrui hors du cadre de tatami.

Début du cours

Le professeur signale le début du cours par deux saluts :

Salut au kamiza: habituellement le salut le plus profond du cours, on peut le faire en baissant le regard, le dos devant néanmoins rester droit. Il exprime la gratitude du pratiquant à l'égard du fondateur de l'Art Martial pratiqué ainsi qu'à l'égard de l'ensemble des enseignants qui ont permis la dissémination de cet Art Martial dans le monde.

Salut aux instructeurs : si des instructeurs sont présents pour seconder l'enseignant, ce dernier va alors les saluer. Les élèves ne sont pas supposés prendre part à ce salut. Cependant, il n’est pas déroutant de rencontrer certaines variantes en fonction des « écoles » ou « dojo ».

 
Ensuite vient le :

Salut à l'enseignant : toujours un salut à genoux, il se fait en inclinant le buste de 75°. Ce sont normalement les élèves qui initient le salut. Par déférence, il est possible de baisser légèrement le regard. Ce salut exprime la gratitude vis-à-vis du travail de l'enseignant ainsi qu'une reconnaissance de sa position particulière d'autorité dans le cadre du cours.

Déroulement du cours

Début d'une pratique : lorsque l'enseignant donne le signal de pratiquer avec un partenaire, le pratiquant va saluer un de ses partenaires. Ce salut se fait debout si la technique se pratique debout, à genoux dans les autres cas. Dans tous les cas, les saluts doivent être symétriques (si le partenaire salue à genoux, il convient de mettre à genoux pour rendre le salut). S'il s'agit d'un salut debout, il est identique au salut à l'entrée dans le dojo. À genoux, il est moins profond que celui à l'enseignant. Dans les deux cas, le regard ne quitte pas le partenaire. La différence d'ancienneté peut éventuellement se marquer par une différence de profondeur dans le salut. Selon les dojo, la coutume peut être que les pratiquants les plus récents doivent aller demander aux plus anciens de travailler avec eux, ou attendre que ces derniers se proposent d'eux-mêmes. Ce salut initial, de même que celui à l'enseignant, est parfois accompagné d'un « onegaishimasu » ou d'un « s'il te plaît », les anglo-saxons utilisant plus volontiers l'expression japonaise.

Intervention de l'enseignant : il n'est pas rare que l'enseignant interrompe deux partenaires pour éclaircir un point. Il le fera généralement en accompagnant son interruption d'un petit salut, qui lui sera rendu par les élèves. La fin de son intervention sera de même marquée par un échange de salut; elle est parfois accompagnée d'un ouss ou « merci ».

Fin d'une pratique : quand l'enseignant signale la fin d'une séquence de pratique, les partenaires se saluent de même qu'au départ. Dans certains dojo, les partenaires se saluent à chaque changement de rôle entre tori et uke. Ce salut est parfois marqué d'un « domo arigato gozaimashita » ou d'un « merci beaucoup ».

Fin du cours 

La fin du cours est marquée par les mêmes saluts que le début : 

Après le cours

Salut au dojo lorsqu'on en sort, marquant la sortie de cette espace et le retour aux règles sociales habituelles.

Salut au tatami au moment d'en sortir

 

Les grades en Aikido

Le système kyu et dan a été mis en place en 1940 par O Sensei.
L'aikidoka débute au grade de 6ème kyu. La progression est ensuite 5, 4 ... jusqu'au 1er kyu. Les kyu sont décernées par les clubs.

Viennent ensuite les dan, de la 1ère à la 4ème les dan sont attribués par un jury constitué de membres la fédération où évolue le Club, chez nous il s'agit donc de l'Awam et du Shobukaï ryu.

En dehors de ces systèmes fédéraux, l'aikikai de Tokyo délivre également ses grades dan. En Belgique, le passage se fait devant un jury représenté par des Moniteurs Adeps, et moyennant demande et paiement auprès de l'Aikikaî de Tokyo, Vous pouvez également faire cette demande lors d'un passage de grade présidé et/où confirmé par un représentant de l'Aikikaï.


Les 5ème et 6ème dan sont soumises une commission des grades supérieurs constituée de 2 où plusieurs représentant dont  au moins un 7ème dan.
Les 7 et 8ème dan sont décernées par l'aikikai sous l'autorité du doshu.


Tamura Sensei considèrait, comme de tradition, que la 8ème dan est la dernière, la fin d'un cycle. D'autres estiment que l'on peut être 9 voire 10ème dan (surtout à titre posthume).
Tamura Sensei a refusé la 9ème dan.
Le fondateur de l'aikido et sa descendance sortent du sytème de grade.
En aikido il n'existe que deux couleurs de ceinture, blanche ou noire. Toutefois les enfants peuvent porter des ceintures de couleur pour montrer leur niveau kyu : blanc - 6ème kyu, jaune - 5ème kyu, orange - 4ème kyu, vert - 3ème kyu, bleu - 2ème kyu, marron - 1ère kyu.

 

Le port du Hakama en Aikido

Le guerrier japonais d'avant 1868 portait traditionnellement l'hakama.    

Selon les écoles et le niveau de l'aikidoka le hakama est blanc, bleu foncé ou, le plus souvent, noir.   

Hakama, couleur et niveau

O Sensei était clair : tout le monde pouvait porter l'hakama.

Comme il coûtait  relativement cher son port n'était pas obligatoire en début de pratique de l'aikido.

Certains élèves se confectionnaient leur propre hakama qui pouvait avoir une couleur curieuse.

Voilà pourquoi le port et la couleur de l'hakama n'attestaient pas d'un niveau. Il semblerait que le port du hakama à partir d'un certain niveau soit de la "faute" de Tamura sensei. Chargé de cours dans les universités, il a constaté que les étudiants désargentés avaient des difficultés pour s'offrir un hakama. Il a alors demandé à Kisshomaru sensei de laisser la possibilité de n'acheter le hakama qu'à partir de la seconde année de pratique (souvent 2ème kyu). L'habitude s'est répandue.

Arrivé en France, maître Tamura voulait que tous les élèves portent le hakama mais des professeurs pensaient que porter le hakama était une motivation qui poussait les élèves à poursuivre les cours. Pour se présenter au 1er dan les élèves portaient un hakama blanc avec maître Mochizuki (aikido yoseikan). A l'opposé, Noro sensei portait un hakama blanc, comme un débutant, symbole d'humilité.    

Actuellement le port de l'hakama est autorisé par le professeur. Selon les dojos et écoles il peut être porté dès le premier cours ou à partir d'un niveau situé entre 3ème kyu et 1ère dan, large fourchette.    

D'autres dojos et écoles jouent sur la couleur du hakama, blanc pour débuter, noir ou bleu foncé ensuite.

D'autre enfin, comme la nôtre, n'autorise le port qu'a partir de Shodan, pour éviter de travailler d'un niveau trop élevé sur des élèves qui seraient en réalité Kyu sans que cela ne se voie à cause justement de l'Hakama.   

Enfin le port du hakama est souvent lié à un engagement dans l'aikido, rare est le professeur qui autorise son port en se basant uniquement sur un niveau.   

Les plis du hakama
 

A priori les vertus symbolisées par les plis du hakama serait liées à une symbolique bouddhiste.    

Chaque pli représenterait une vertu. Il n'existe pas de hiérarchie entre ces vertus.    

Les 7 vertus sont plus que 7 et ne sont pas les mêmes !

A priori les vertus considérées dans les divers arts martiaux dont la tenue comporte un hakama ne sont pas les mêmes d'un art martial à l'autre ?    

  • Chi - Connaissance, sagesse
  • Chu, chugi - Fidélité, loyauté. Chugi : chu + gi
  • Gi - Devoir, droiture, honneur, obligation morale
  • Jin - Bienveillance, bonté, compassion, humanité
  • Koh - Piété
  • Makoto - Pureté, sincérité
  • Rei - Courtoisie, étiquette
  • Shin - Confiance, foi, pureté, vérité
  • Yu, yuki - Courage

Tamura sensei disait n'avoir jamais entendu O Senseï parler des plis du hakama et de leurs sympboliques.

 

Le titre de SHIHAN

- Quelques explications sur le titre de Shihan, suite a de nombreux abus de celui-ci dans le domaine de l'Aikido

Comme vous le savez, plusieurs titre d'enseignants sont accessibles suivant le grade CN porté en Aikido, via notre fédération Awam ainsi que notre école Shobukai, ces titres ne se réclament pas, il sont en général attribué sur demande d'un plus haut gradé, après observation sur tatamis, de nos capacités a transmettre ce savoir.

Le terme Senseï, qui en Japonais signifie ''professeur'', est utilisé comme une marque de respect vis-à-vis de celui qui enseigne, et pas seulement dans les Arts Martiaux, mais également dans beaucoup de situation de la vie courante.

On trouvera ainsi au Japon, un instituteur qui sera Senseï de même qu'un professeur de musique, un médecin ou encore une personnalité, cette appellation en Aikido n'est donc pas un titre décerné d'enseignant.

Shihan, n'est pas non plus un titre, mais bien une distinction, c'est même le grade d'instructeur le plus élevé dans le domaine des Arts Martiaux, son sens étymologique veut dire ''modèle''.

Jusqu'en 2003 en, Aikido, et certainement en raison du petit nombre de hauts gradés, l'attribution de cette qualification n'était pas claire, c'est pourquoi on appelait Shihan, en  général, les experts de l'Aikikaï ainsi que les anciens Ushi-Deshi résidant à l'étranger.

A la suite d'une polémique aui avait fait s'interroger dans la publication Aikido Today Magazine, les plus éminents Senseï résidants aux Etats-Unis, qui reconnaissaient unanimement que cette distinction était floue, l'Aikikaï de Tokyo a décidé en 2003 de créer un diplôme de Shihan, directement décerné, et donc son contrôle, par le Doshu.

Ce diplôme a été décerné en 2003 a seulement 7 Senseï non-Japonais :

Tissier C. (France) - Hermansson J. (Suisse) - Nadeau R. (USA) - Witt B. (USA) - E.Cottier K. (Angleterre) - Doran F. (USA) et C.N.Lee P. (Chine)

Tous ayant été auparavant des Ushi-Deshi durant plusieurs années.

Depuis, plusieurs autre Senseï se sont vu décerné ce titre, mais cela reste très rare de nos jours.

En Belgique, seul Mtr Leclerre D. porte le titre de Shihan depuis 2008, il est également le premier a le recevoir chez nous

 

Les systèmes de grades et de titres MENKYO

La graduation Menkyo est un ancien système Japonais de certificat de transmission, datant du 16èm siècle.

Le terme ''Menkyo'' signifie permission, ce système toujours d'actualité et surtout utilisé dans les écoles (ryu), se compose de 5 niveaux,

Menkyo Shoden Mokuroku : Niveau basic pour minimum 3 disciplines, dont le titulaire est au moins 3èm Dan dans l'une des discipline et compte un total de 5 Dan pour les trois.

Menkyo Shuden Mokuroku : Niveau moyen pour minimum 4 disciplines dont le titulaire est au moins 4èm Dan dans l'une des disciplines et compte un total de 10 Dan pour les quatres.

Menkyo Joden Mokuroku : Niveau élevé pour minimum 5 disciplines dont le titulaire est au moins 5èm Dan dans l'une des disciplines et compte un total de 15 Dan pour les cinq.

Menkyo Okuden Mokuroku : Niveau instructeur pour minimum 6 disciplines dont le titulaire est au moins 6èm Dan dans l'une des disciplines et compte un total de 20 Dan pour les six.

Menkyo Kaiden : Grand instructeur.

Ce système de gradation est donc utilisé pour les pratiquants qui cumulent plusieurs disciplines, toujours dans l'ancien système lorsque le pratiquant ne développe qu'une seule discipline, les gradations sont les suivantes :

Ko fuku Shidoin : jeune assistant instructeur

Fuku Shidoin : assistant instructeur

Shidoin : instructeur

Shihan : Maitre instructeur

Dai Shihan : grand instructeur

Par Ailleurs, ces titres ne s'obtiennent pas automatiquement avec les ceintures, ce n'est donc pas parcque que vous avez X Dan que vous obtenez les titres d'enseignants, ceux-ci sont normalement liés à vos capacité pédagogique de transmission mais également à votre études des Okuden au sein de votre école et/ou club.

De nos jours, dans beaucoup de disciplines, certains titres sont attribués en même temps que certaines ceintures, et bon nombre de ''porteurs'' de ces titres, ne savent même pas le sens réel de leur signification !!!

Chez nous, au Kokyu, les titres d'enseignant ne sont pas délivrés avec les ceintures, mais attribués en fonction des réelles capacités pédagogique de chacun, pour se voir attribué un titre de style Menkyo, vous devez aussi être affilié à une école développant cet ancienne graduation, comme certains chez nous le sont au Shobukai ryu.

Cependant des titres d'enseignant sont aussi délivrés par l'Awam en ce sens.

Quelques définitions de titres que vous pourriez rencontrés lors de vos stages :

Sensei : professeur, personne respectée possédant un savoir.

Waka sensei : petit professeur, héritier.

Ushi Deshi : disciples internes (ce que vous êtes tous au kokyu)

Renshi : maitrise extérieure

Kyoshi : maîtrise intérieure

Hanshi : Maîtrise extérieure et intérieure unifiées

Shihan : Maître, modèle

Meijin : grand homme accomplis

Tashi : expert

Soke : fondateur, héritier, chef de famille, de l'école.