Histoire, explications et autres

LES STYLES ET ECOLES EN AÏKIDO

Introduction.

  • Les styles d’Aïkido pratiqués aujourd’hui par un grand nombre de Maîtres qui ont étudié avec O Sensei, ont peu à voir, sur le plan technique, et philosophique avec l’art du fondateur.
  • Pourquoi cette différence,
  • alors que nous savons que les élèves imitent le Maître et que l’on peut souvent identifier les élèves d’un professeur donné en observant leur style.
  • Il faut savoir que souvent ces Shihan ont étudié peu de temps sous la conduite directe de O Sensei, à l’exception de Yochiro Inoue, le neveu de Maître Ueshiba, Gozo Shioda, le fondateur du Yoshinkan Aïkido et de Tsutomu Yukawa et après la guerre Morihiro Saito.

 

Les Uchideshi d’avant guerre (élèves interne au Dojo) ont travaillé pendant cinq ou six ans au maximum avec O Sensei. C’était certainement suffisant pour devenir efficace dans cet art, mais pas assez pour maîtriser le vaste répertoire technique de l’Aïkibudo et de ces nombreuses subtilités.

On peut en dire autant de la période d’après guerre. Sont compris parmi les initiés de cette époque, Sadateru Arikawa, Hiroshi Tada, Seigo Yamaguchi, Shoji Nishio, Nobuyoshi Tamura, Yasuo Kobayashi et plus tard Yoshimitsu Yamada, Mitsumari Kanaï, Kazuo Chiba, Seichi Sugano, Mitsugi Saotome, Koichi Tohei, Kisaburo Osawa. Aucun de ces professeurs n’a étudié pendant la moindre période prolongée sous l’enseignement direct de O sensei.

Cela s’explique car avant la guerre le fondateur avait pris pour base le Dojo Kobukan de Tokyo mais était aussi très actif dans la région de Kansai et possédait une maison à Osaka ; Il voyageait donc beaucoup et passait une à deux semaines par mois éloigné du Dojo du Kobukan.

Pendant la guerre et après celle-ci O Sensei s’installa à Iwama et recommença à voyager vers 1950 ; il ne faisait donc que de courtes étapes à Tokyo. Le fondateur n’a donc pas enseigné à Tokyo de façon régulière.

Les principaux professeurs au Hombu Dojo dans les années d’après-guerre ont été Koichi Tohei Sensei et Kisshomaru Ueshiba. Ils sont donc les principaux responsables du contenu technique et de l’évolution du système Aïkikaï et par ce fait les professeurs des grands Maîtres actuels.

Les différents styles et écoles actuelles

Iwama Ryu Aïkido.

C’est le style représenté par Maître SAITO (31 Mars 1928 – 13 Mai 2002) Maître Saito a étudié l’Aïkido pendant vingt-trois ans avec O Sensei , de l’été 1946 au décès du fondateur le 26 Avril 1969 et fut le seul instructeur, hormis le fondateur lui-même, à pouvoir enseigner les armes de l’aikido à l’Aïkikaï de tokyo.

Ces cours étaient parmi les plus populaires du centre mondial. Le dimanche matin, pendant de

nombreuses années, les élèves de Tokyo vinrent pratiquer les techniques à mains nues et les armes sous sa direction. A la mort du fondateur il devint le gardien du Dojo d’Iwama et de l’Aïki Jinja (sanctuaire de l’Aïkido) et fit de son mieux pour préserver la technique originelle de Maître Ueshiba.

Dans les années soixante-dix, la publication d’une série de cinq manuels techniques nommés

«Traditionnal Aïkido» qui font référence, contribuèrent à lui assurer la réputation de meilleur technicien de cet art martial. Ces livres contiennent des centaines de techniques à mains nues, à l’aiki ken et à l’aiki jo, et comprennent les contre techniques. La série de films qui compléta les livres reçut un accueil enthousiaste.

Au fil des ans, Morihiro Saito a formé de nombreux instructeurs qui enseignent sa forme d’aïkido à l’extérieur du Japon. Couramment appelée « aïkido d’Iwama », cette forme d’aïkido est devenue synonyme d’un entraînement où l’on met autant l’accent sur les techniques à mains nues que sur les techniques d’armes, en effet Maître Saito pensait que le travail des armes est un facteur essentiel à la compréhension profonde des techniques à mains nues. Hors ces techniques d’armes avait été peu enseignées, par O Sensei, à l’Aïkikaï.

En Belgique :

Iwama Ryu Aikido, compte moins de 10 clubs, ce style est surtout développé au Maroc, enseignement Iwama est régis en Belgique par,

TOUTAIN DANIEL, VAN PARYS CARLO, …

 

L’Aïkikaï.

C’est le style le plus répandu. Il correspond au développement du style du fondateur par son fils Kisshomaru UESHIBA (27 Juin 1921- Janvier 1999). Celui-ci, motivé par sa mission de promoteur de l’Aïkido à travers le monde, a modifié et simplifié le style enseigné par son père afin de le rendre plus accessible. Il est représenté aujourd’hui par Moriteru Ueshiba, troisième Doshu, petit fils de Morihei Ueshiba, gardien de la lignée qui prit sa source avec le Fondateur.

En Belgique :

l’école Aikikai est représenté par la fédération UbeA, qui compte environ 23 clubs en Belgique, cette fédération ne doit son succès, car elle possède le monopole de recevoir des reconnaissances Aikikai, moyennant finance, cette école est régis en Belgique par,

BURNAY JEAN, PICRIT SERGE, RICHE ROGER, …..

 

L’Aïkibudo.

C’est le nom donné à la forme qu’enseignait le fondateur Ueshiba Morihei au début du développement de son art. Le terme est apparu en 1941 associé à KOBUKAI AIKIBUDO puis à TENSHIN AIKIBUDO.

C’est maïtre Ueshiba qui l’utilisa pour nommer son art bien avant qu’apparaisse le mot AÏKIDO.

L’histoire nous rappelle qu’à la fin du XIXe siècle, à l’issue de combats fratricides entre clans, le temps des samurai en armes prit fin. Le seigneur Saïgo Tanomo, décida alors d’autoriser l’enseignement de ces techniques à certaines personnes extérieures à son clan.

En 1898, Takeda Sokaku formalisa tout l’héritage martial qu’il avait reçu de Saigo Tanomo, sous lenom de Daïto Ryu Jujutsu et en assura la renommée, par son immense compétence. Il installa son écoleà HOKKAIDO, île du nord du Japon.

De 1920 à 1931, Maître TAKEDA Sokaku transmit à son disciple UESHIBA Morihei, les

connaissances de bases et les techniques du Daïto Ryu Aïki Jujutsu. Maître Ueshiba transmit à son tour, après les avoir fait évoluer, ses connaissances à des élèves qui allaient devenir eux aussi de grands Maîtres.

En Belgique :

L’école Aikibudo est représentée par une trentaines de Clubs évoluants sous diverses fédérations, c’est pour ce style de pratique que O sensei avait envoyé de par le monde divers maîtres, et dont bénéficia la Belgique avec ABE, MURASHIGUE Aritomo, TOMITA

Cette école fut développées via 2 des 3 premiers gradés CN de notre pays, CLASSENS et LINDEBRIGHT, ce style est encore enseigné en Belgique par,

FREDDRIX ANDRE, SCHOOTE BAUDUIN, MEYS JOSE, LEONARD ERIC, …..

 

Le Yoseikan Budo où ’Aïkido Yoseikan.

Ce style a été développé par Minoru MOCHIZUKI. C’est en fait une synthèse de plusieurs arts martiaux, comme le Judo, le Karaté, le Jujitsu et l’Aïkido. Les différences principales avec l’Aïkido de Maître Ueshiba sont l’ajout de techniques de pieds (ashi), de sacrifices (sutemi), de techniques au sol (ne wasa) et de Katas.

Né en 1907, maître Mochizuki fut 10e dan d’Aïkido, 9e dan de Ju-Jistsu, 8e dan de Judo, 8e dan d’Iaïdo et 8e dan de Katori Shinto Ryu. Elève direct de Maître Jigoro KANO (créateur du Judo), il fut envoyé auprès de Maître Ueshiba (créateur de l’Aïkido), par celui-ci, pour apprendre l’Aïkido.

Il fonde en 1931 un Dojo qu’il nomme « YOSEIKAN » (reconstruit après la guerre en 1950), où il enseigne le Judo, l’Aïki-Jujitsu, le Iaïdo et le Kobudo (Katori Shinto Ryu).

Maître Mochizuki fut le premier à présenter l’Aïkido en France. En 1951, il est envoyé en Europe pour une mission culturelle officielle. Pendant deux années il fit découvrir l’art de son maître, selon sa propre expérience martial sous le nom d’AÏKIDO-JUJUTSU.

A son retour au Japon, Maître Mochizuki forma un jeune judoka français, Jim ALCHEIK, disparu tragiquement en 1962. Pour assurer l’avenir de l’Aïkido-Jujutsu en France, Alain FLOQUET, alors jeune deuxième dan, prit contact avec Maître Mochizuki qui envoya à Paris, en 1963, son fils Hiroo.

En 1970, Hiroo Mochizuki, appelle son école YOSEIKAN BUDO en hommage à son père, puis en 1975 il y se crée la Fédération Française de Yoseikan Budo.

En 1980, une scission apparaît, en accord avec Minoru Mochizuki. Maître Floquet décide de nommer le contenu de sa pratique « AÏKIBUDO »; il reprend ce terme ancien de O Sensei, et représente l’AÏKIBUDO de Maître Mchizuki associé à l’école d’armes du Katori Shintô Ryu.

Dans le même temps Hiroo Mochizuki conserve le nom de « Yoseikan Budo » mais sans aucun rapport avec l’Aïkido Yoseikan de son père.

En Belgique :

Il existe très peu de Club ayant continué a développer ce style, beaucoup sont repris sous l’appellation Aiki-jutsu.

 

Le Yoshinkan.

C’est le style créé par Gozo SHIODA 10e dan (9 Septembre 1915 - 17 juillet 1994). Il entra au Dojo de Morihei Ueshiba à l’âge de 18 ans en 1933 et s’entraîna comme Uchi-Deshi pendant huit années. Puis, peu de temps après la guerre, Shioda Sensei quitta le Dojo de Maître Ueshiba et entreprit de divulguer l’Aïkido à travers le Japon.

En 1954, il fonde l’organisation Yoshinkan. Yo signifie « développer », Shin veut dire « esprit » et Kan désigne le lieu de pratique. Ce style est considéré comme « plus dur » et met l’accent sur les atémis.

L’Aïkido Yoshinkan, par son approche rationnelle et claire, aide à mieux faire comprendre, travailler et sentir les principes fondamentaux de l’Aïkido. L’accent est toujours mis sur une pratique rigoureuse.

Pami ses Uchi-Deschi, Jacques MUGURUZA, disciple résident au Dojo durant cinq ans, fut l’un de rares occidentaux autorisé à enseigner. C’est en 1982 qu’il introduit l’Aïkido Yoshinkan dans l’hexagone lors de son retour en France.

En Belgique :

Il n’y a qu’un seul Club développant ce style, le club harmonie, cette méthode est représentée par,

HANNOSET ROGER, MEULEMANS TONY, MENET J-C, LAMMENS ERIC,…

 

Le Tomiki Ryu Aïkido.

Ce style est celui de maître Kenji TOMIKI qui voulait "rationaliser " l’enseignement de l’Aïkido, tout comme le faisait Maître Kano. Il a notamment voulu introduire l’idée de compétition, afin de ne pas dénaturer les techniques d’Aïkido et de les tester dans les situations de combat ; d’autre part l’école Tomiki se caractérise également par ses Kata (formes techniques pré arrangées), en plus de la compétition à mains nues ou avec couteau.

Il fut en automne 1926 présenté à Maître Morihei UESHIBA à Tokyo par un de ses amis du club deJudo de l’université de Waseda. Il fut tout de suite fortement impressionnée par les techniques d’Aïkido.

A partir de ce jour il étudia régulièrement avec le fondateur .

En 1934, il se rendit en Manchourie en Chine, en tant qu’instructeur d’Ushiba-Ryu Aikijujitsu sur la demande de l’armée cantonaise qui était la force japonaise officielle stationnée en Manchourie (alors protectorat japonais). Les techniques de Tomiki ont été hautement louées par le commandant de l’armée cantonaise et cela contribua à augmenter la popularité de l’Aïkido.

Au printemps 1938 il enseigna l’Aïki-Budo (le nom de Ueshiba-Ryu à l’époque avant d’adopter le nom d’Aïkido), à l’université de Kenkoku. A partir de cette période, la recherche et l’entraînement en Aïkido

de Tomiki devînrent de plus en plus fort.

L’Aïkido club de Waseda a été formé au printemps 1958, c’était un « prototype » pour tester l’Aïkido de compétition. Le Shodokan a été formé en avril 1967, en tant que premier Dojo de Tomiki exclusivement consacré au développement et à l’enseignement de son Aïkido Shodokan.

En Belgique :

Cet enseignement de l’Aikido n’est représenté en Belgique, il s’est surtout développé aux états unis.

Le shin-shin Toitsu Aïkido.

C’est le style fondé par Maître Koichi TOHEI, qui s’est détaché de l’AÏkikaï de Tokyo en 1974. Shinshin Toitsu signifie l’unification du corps et de l’esprit. Ce style développe la voie du Ki. Il donne une importance particulière à l’aspect du contrôle de l’énergie.

C’est l’un des styles les plus doux de l’Aïkido, dans lequel on trouve de petits bons exécutés par les pratiquants. Cette école attache une faible importance aux applications martiales, car elle considère les techniques uniquement comme un moyen de développer le Ki.

On voit aujourd’hui que ce style s’éloigne de plus en plus de l’Aïkido traditionnel, car il s’oriente vers la santé et l’étude du Ki. Cette école est particulièrement implantée au Etats-Unis.

En Belgique :

Très peu de Club et donc d’enseignant, ont adopter et accroché à cette méthode d’Aikido, très spécifique, néanmoins, celle-ci y est toujours enseignées par,

BONNIVERT ANITA,

 

Le Shinei Taido.

Noriaki Inoue est le neveu de Ueshiba Morihei et fut élevé pendant plusieurs années au sein de la famille de ce dernier. Maître Inoue acquit la plus grande partie de son expérience dans les arts de combat sous la direction de Morihei Ueshiba.

La participation d'Inoue comme instructeur assistant commença au milieu des années 20, sous la direction de Maître Ueshiba, puis se poursuivre au Kobukan Dojo. Plus tard de 1932 à 1935, il fut instructeur en chef du Senyokai Budo, qui se trouvait à Kameoka. il enseigna aussi l'Aïki Budo dans différents quartiers d'Osaka.

A la suite des événements qui marquèrent le second incident de la secte Omoto, Inoue prit ses distances avec Maître Ueshiba et les deux hommes se recontrèrent peu par la suite.

Après la guerre Maître Inoue enseigna de façon indépendante à Tokyo et nomma son art Aïki Budo. Plus

tard il le nommera Shinwa Taido et enfin l'appela Shinei Taido. Il nous a quittés le 13 Avril 1994 à l'âge de 92 ans.

En Belgique :

Il n’y a pas d’enseignement de ce style a notre connaissance.

 

Kinomichi. Aikido

Masamichi Noro est né le 21 Janvier 1935 à Amori, ville au Nord du Japon

En 1955 Maître Noro rencontre maître Morihei Ueshiba, le fondateur de l'Aïkido. Il étudiera auprès de O'Sensei de 1955 à 1961 en tant qu'Uchi-Deshi (élève interne, vivant auprès du maître).

En 1961, à la demande de maître Ueshiba, Masamichi Noro, devient délégué officiel de l'Aïkikaï de Tokyo pour l'Europe et l'Afrique. Il arrive en France à Marseille le 03 septembre 1961, et prend la suite de Tadashi ABE pour développer l'Aïkido. Il accueille à leur arrivée en France, maître NAKAZONO Matsuro en 1963 et TAMURA Nobuyoshi en 1964.

En 1966 il est victime d'un très grave accident de voiture. Pour retrouver sa condition physique, il mettra au point une pédagogie et une approche des mouvements qui seront la base du KINOMICHI.

En 1967, Masamichi Noro crée l'Institut M NORO à Paris 18e , rue de Constance. En 1972 Maître Noro change d'attitude et renonce au combat avec soi et avec les autres, il s'éloigne des aspects martiaux de l'Aïkido comme de l'esprit de conquête et de l'agressivité, qui sont une perte d'énergie, tout en conservant la philosophie, la tradition, la terminologie. Cette nouvelle voie, il la nommera KINOMICHI, la voie de l'énergie.

En 1991, le centre International NORO KINOMICHI est créé pour enseigner et promouvoir le KINOMICHI dans le dojo de la Fontaine, Paris 10e, boulevard de Strasbourg.

En septembre 2000, le Centre International NORO KINOMICHI est transféré au KORINDO Dojo à Paris 17e, boulevard de Batignolles.

En 2001, affiliation du Centre International NORO KINOMICHI à la FFAAA (Fédération Française d'Aïkido Aïkibudo et Affinitaires), en tant que discipline Affinitaire.

En Belgique :

Bien que cette méthode encore très jeune, développée par maître NORO, soit dispensée dans nombre de pays a travers le monde, Seules 6 Clubs enseignes cette méthode chez nous, vous trouverez les adresses des Dojos sur le site du kinomishi, l’enseignement est entre autre dispensé par,

GREUZAT GERARD, LEMMER DOMINIQUE, …

 

Le KiShinkai  Aikido.

Cette école est la plus jeune, la plus récente, elle a été créée par Maître TAMAKI Léo, Débute l'Aïkido avec Jacques Bardet et devient ensuite élève de Tamura senseï et Suga senseï.
Pratique trois ans à l'Aïkikaï de Tokyo notamment avec les maîtres Tada, Arikawa, Masuda, Watanabe, Osawa, Sasaki et le Doshu.
Elève de Kuroda Tetsuzan, soke du Shinbukan Kuroda ryugi, Hino Akira, fondateur du Hino budo, Kono Yoshinori et Akuzawa Minoru, fondateur de l'Aunkaï qu'il fait venir régulièrement en France.

Le Kishinkai est une école d’Aïkido fondée par Léo Tamaki, avec le soutien d’Issei Tamaki, Julien Coup et Tanguy Le Vourc’h

Le Kishinkai Aïkido se caractérise par l’influence de différents maîtres : Tamura Nobuyoshi en aikido, Kuroda Tetsuzan du Shinbukan Kuroda dojo, Hino Akira du Hino Budo Institute et Kono Yoshinori. Ces trois derniers sont invités régulièrement en Europe par Léo Tamaki

En Belgique :

La méthode compte 5 Clubs dans notre pays, est est représentée principalement par,

LEJEUNE ARNAUD, CROMMELYNCK STEPHANE, ….

 

Comment se décernent les ''Dan'' dans notre Aikido ?

Du 1er au 3em Dan inclus, un programme spécifique est établis pour chaque examens, les 1er Dan doivent en général nous développer l'ensemble des mouvements Aikido et seront donc jugé sur la connaissance brut du programme, c'est d'ailleurs pour cela, qu'une fois acquis, l'étude proprement dite de la discipline va pouvoir débuter, pour le second, nous jugerons sur les aptitudes d'adaptations a sortir les mouvements dans divers circonstances, pour le 3èm, nous attendrons un développement de ressentis, de plaisir, de fluidité dans le développement du programme.

Pour le 4èm les choses se corses un peut, il sera demandé de développer plusieurs mouvement autour d'un principe, d'une idée, les candidats devront avoir acquérit les aptitudes nécessaire à pourvoir communiquer la discipine a travers divers stages, pour le 5èm ue thèse sur un aspect, un mouvement ou une philosophie de la discipline sera demandée par écrit, l'examen portera ensuite, sur la capacité à démonter cet écrit par la pratique.

A partir du 5èm il n'y a plus d'examens a proprement parlé, toutefois certaines conditions doivent être regroupées, pour acquérir un 6em, celui-ci doit être proposé par un 8em ou deux 7em minimum, le candidat doit avoir un club et enseigner depuis plusieurs années, il doit avoir former plusieurs ceintures noires et dispenser régulièrement des stages.

Les 7em et 8em sont décernés sur les mêmes principes, et tiennent compte en plus de l'age, l'expérience et le temps de pratique des candidats, des délais sont d'ailleurs souvent mis en place entre chacun de ceux-ci.

Au delà du 8em, il n'y a plus de grade Dan, sauf quelques exeptions au Japon souvent a titre postume, sachez toutefois, qu'aucun grade ne se réclame, ceux ci sont octroyer sur décisions de plus hauts gradés et ce, sans en demander l'avis aux concernés.

Que veut dire ''école traditionnelle'' ?

De nos jours, beaucoup de clubs d'arts martiaux, se revendiquent ''traditionnelle'', nous parlerons ici de la section Aikido, la tradition impose un enseignement en ligne direct sans rectifications, adaptations, changements etc..

Si nous prenons le cas de notre discipline, un club portera légalement le titre de traditionnel, si l'enseignement qui y est décerné vient directement de du développement de O Sensei sans avoir trop subit d'influence diverses en court de route, lorsque c'est le cas, l'enseignement porte le nom de l'école ayant développer ces divers changement et adaptations.

Ainsi par exemple, nous aurons l'Aikido école IWAMA, venant de maître Saito qui après avoir quitté O sensei a modifié et codifier a sa façon la pratique de l'Aikido et y a développer beaucoup plus les armes, ce n'est donc plus une école traditionnelle, vous aurez aussi l'Aikido Kinshikai de notre ami Léo tamaki, ou encore l'Aikido shishinkai, toutes ces écoles ayant développer un Aikido différent, ne sont donc plus apte a porter l'appellation ''traditionnelle''.

Ou donc se situe le Kokyu Aikido de Chatelet ?

O sensei Ueshiba

_________________________________________________I____________________________________________

    I                                                                                             I                                                                                       I

                Saito                                                Murashigué    (délégué en Belgique par O sensei)                                    autres courants 

I                                                                                            I                                                                                  .

Iwama ryu                                                                  Lindebringh                                                                                .

         I

    freddrix A.

       I

    JOSE ET ERIC

Vous constatez via ce bref shéma, que note Aikido de chatelet n'ayant subit que très peu d'influence, peu en effet se revendiquer comme étant la méthode traditionnelle, contrairement aux exemples d'écoles cités ci-dessus.

Le lacher prise !!!

Lâcher prise, c’est accepter ses limites

A force de vouloir contrôler tout ce qui nous entoure, nous gaspillons notre énergie et perdons notre sérénité. D’où le fameux “lâcher-prise” ! Une attitude intérieure d’ouverture à la vie et aux autres

Quelle est donc cette « prise » qu’il conviendrait de desserrer ? Cette attitude est-elle compatible avec un positionnement responsable ? Si oui, comment passer du concept à la pratique ? Les enseignements de sagesse traditionnels s’articulent tous autour de cette question. Nous pouvons donc nous tourner vers eux et y chercher des réponses, qu’il nous appartient ensuite de faire nôtres. 

La pratique la plus simple et efficace du lâcher-prise consiste donc à s’exercer à demeurer un ici et maintenant avec ce qui est ?

Cette pratique n’exclut en rien l’aptitude à prévoir, à organiser ni ne nous dispense de nos responsabilités. L’attitude d’ouverture inconditionnelle à l’instant ne conduit nullement à baisser les bras, à tolérer l’intolérable. Le lâcher-prise, dans l’immédiateté, est totalement compatible avec l’action dans la durée. Le lâcher-prise n’est pas se résigner mais être conscient de ses limites. Je marche dans la rue, un vieillard se fait renverser sous mes yeux. Le fait que je pratique ici et maintenant le lâcher-prise (sur des questions comme : est-ce grave ? sa vie est-elle entre mes mains ?) ne me conduit pas à m’abstenir de lui venir en aide. Bien au contraire, en m’épargnant les pensées parasites ou les atermoiements, ce positionnement intérieur me permet d’agir plus vite, dans la mesure exacte de mes possibilités.

Kishinkaï, la méthode de Mtr Tamaki Léo

Léo Tamaki, un maître que je conseil depuis plusieurs années, a découvrir pour tout les pratiquants, vous fait travailler l'Aikido Kishinkaï !

Mais que veut dire Kishinkaî ?

Ce mot est en fait désigne l'association difusant l'enseignement de Léo Tamaki et réunissant ses élèves.

Kishinkaî est un mot Japonais composé de 3 Kanjis, les idéogrammes utilisés au Japon.

KI : être joyeux, se réjouir

SHIN : approfondir

KAÏ : Association, groupe

Le Kishinkaî est donc, l'association, le groupe ou l'on approfondi dans la joie.

 

Pratiquer seul !

Beaucoup m'ont déjà demander l'interêt qu'il y avait a pratiquer seul et que peut-on bien pouvoir faire seul ?

Pourtant beaucoup parmi vous m'ont déjà mainte fois vu pratiquer seul, sans faire vraiment le rapprochement avec la pratique elle même, souvent lorsque vous êtes à l'échauffement, de mon coté je pratique seul, ce qui pour vous pourrait également faire penser à un échauffement est en fait cette pratique.

Pratiquer seul, inclu forcément la connaissance des mouvements, dès lors chacun est apte a cet exercice, suivant vos niveaux de connaissance, une ceinture blance peut très bien s'entrainer seul sur ses tai sabaki, dès qu'un moiuvement est à l'étude, il peut également le pratiquer seul en imageant son uke devant lui !

l'interêt de cette pratique n'est évidemment pas de l'affiner, puisque vous en êtes a l'étude, mais quel que soit le mouvement travaillé, la répétition de vos déplacement et la mise en place systématique de vos mains en défense, feront déjà partie d'un travail très positif, vous habituerez en fait vos corp a enregistrer les mouvements basique apr!s en Dojo, de plus vous commencerez a sentire et travailler également sur vos propres positions d'équilibre.

En fait le travail seul est toujours un atout pour se controler soi-même, sur le plan psychomotricité.

Vous avez les bases et les explications en Dojo, libre a vous maintenant de travailler vos déplacements, seul à la maison ! lol

 

Mais que disent-ils ?

Outre les formule de salut dont déjà développées ci-dessous,

Plusieurs ont remarqué l’utilisation d’une phrase en fin de cours, phrase échangée entre les ‘’professeurs’’ Dan et des élèves Kyu vers les grades Dan.

Mais quelle est cette phrase et surtout que veut-elle dire ?

Dômo arigatô gozaimashita (doomo aligato godzaïmach’ta)

(Dômo : bien, beaucoup, Arigatô : merci, Gozaru : être, verbe très formel)

Se dit en fin de leçon pour remercier le professeur ou pour remercier le partenaire ("je te remercie beaucoup d’avoir pratiqué avec moi"). Dômo arigato gozaimashita est une formule très formelle pour remercier quelqu’un ("Je te présente mes remerciements"). Le langage courant utilise plutôt arigatô gozaimashita (merci beaucoup), arigatô (merci), sumimasen (merci).

Cette phrase de politesse est donc universelle à tout Dojo, et marque un respect et un remerciement envers l’enseignant pour le cours reçus.

Pour les petites mémoires, comme l’a fait notre amis Arnaud à ses débuts, vous pouvez coudre discrètement ce terme dans le revers de votre manche jusqu’à ce qu’elle soit bien assimilée, Mdr

 

Les attentes du professeur

L'investissement des élèves attendu du professeur, est propre a chacun, l'Aikido représente une place très importante dans ma vie, mais il y a des pratiquants pour lesquels la pratique n'occupe pas autant de place dans le quotidien, ils viennent quand ils peuvent, parc qu'ils ont d'autres obligations, d'autres centres d'interets, ce qui est normal.

Par ailleurs au départ, les gens sont un peu perdus, mais lorsqu'ils commencentà se sentir à l'aise, ils prennent plus de plaisir, et si ils prennent plus de plaisir, ils pratiquent généralement plus, avec le temps, l'investissement est donc souvent de plus en plus grand.

Mais quel que soit leur investissement, j'attends des élèves qu'ils soient meilleurs à chaque fin de saison par rapport au début, j'attends que de la même façon que je cherche à être un ''bon ''professeur, ils cherchent à être de ''bons'' élèves, c'est à dire, qu'ils étudient sincèrement, car tu auras beau être le meilleur professeur, si l'élève ne se donne pas les moyens d'apprendre, il n'apprendra jamais.

Tu ne peux pas gaver les gens avec un entonnoir, il y a des personnes qui sont là pour t'aider à avancer, à progresser, mais finalement chacun doit faire son propre chemin, du moment qu'ils donnent le meilleur d'eux-même à leur niveau, je suis satisfait.

(Extrait interview de Issei Tamaki, pour lequel j'adhére totalement)

 

Le Salut en BUDO

 
 De tout temps le salut a fait partie d’une tradition guerrière. Que se soit pour prouver son obéissance à un chef, pour respecter son ennemi ou se faire reconnaître comme membre d’un clan par ce code, le salut a pris différentes formes à travers les âges et les civilisations.
 
     Le salut est devenu l’expression de notion de respect vis à vis des lieux, des enseignants et des partenaires. Il symbolise également les valeurs traditionnelles qu’une école veut perpétuer. Dans notre monde moderne où l’aspect sportif a pris une part importante, le salut à l’adversaire de compétition est vécu par certain comme une formalité vite expédiée et c’est à l’arbitre de faire respecter ce symbole important de l’esprit fair-play des combattants.
 
     L’enseignant se doit de transmettre et de faire respecter cette valeur du salut afin de guider ses élèves dans un esprit d’humilité et de recherche d’élévation spirituelle.
 
     Dans tous les arts martiaux, le salut a une importance particulière : il marque un respect entre les partenaires/adversaires. Dans les budo (arts martiaux japonais), le salut, ou rei, obéit à des règles particulières...
  
     On distingue le salut debout (ritsu-rei) et le salut assis (za-rei  signifiant à genoux) dans la position dite « seiza ».

1-Salut debout (ritsu-rei)

     Le salut debout (ritsu-rei) se fait à l’entrée et à la sortie du dojo en direction de la photo du fondateur d’école ou avant et après chaque exercice avec un partenaire. Le regard en direction de l'endroit où se situe la personne à saluer
     En position MUSUBI-DACHI (talons joints, pieds évasés vers l’extérieur), le corps s’incline d’environ 30° sans arrondir le dos, bras le long du corps et mains le long des cuisses. 

2-Le salut à genoux ou "Zareï"

      Le salut de cérémonie à genoux (za-rei) est le salut qui ouvre et clôture le cours.
     Les commandements sont donnés par l’élève le plus gradé (1er Kyu). Pour descendre à genoux on commence par reculer le pied gauche et descendre le genou droit au sol puis le gauche - attention de garder les orteils fléchis durant cette phase. Ensuite seulement le bassin vient se placer entre les talons, pieds à plat. C’est la position ZAZEN. 
     A chaque commandement (rei) les deux mains viennent se placer devant soi, les deux pouces et les deux index en contact et le buste s’incline comme dans le salut debout. 

Déroulement du salut :

  • Se tenir pieds joints, ouverture à 45°, posture droite, regard portant devant soi, bras aligné le long du corps, dos de la main légèrement orienté devant soi (Musubo-dachi). Sans déplacer les appuis ni les mains, plier les genoux en orientant le genou gauche vers l'avant pour établir le premier contact avec le sol.
  • Ramener l'autre genou à distance de deux poings fermés environ du premier (un poing pour les femmes), pieds en appui sur les orteils, puis sur les coups-de-pied. Prendre appui en se redressant, regard toujours tourné vers l'avant. Les mains sont naturellement placées en haut des cuisses, légèrement orientées vers l'avant, sans prendre appui. Épaules relâchées, coudes près du corps (position seiza).
  • Glisser la main gauche vers le sol pour la placer devant soi, pouce ouvert. Placer la main droite à côté de façon à dessiner une sorte de triangle, symbole d'unité et d'équilibre.
  • Incliner le buste sans relever le bas du corps de façon à placer le visage au cœur du triangle formé par les mains, regard baissé en signe de confiance. La main droite revient ensuite la première. Comme pour l'ordre des genoux, l'ordre des mains correspond à la possibilité de dégainer un sabre.

 

Dans notre Dojo, ce salut est composé de 5 commandements :

  • 1. SEÏZA : "Mettons-nous en Seïza''
  • 2. SHOMEN NI REÏ : "Saluons face à nous"
  • 3. SENSEÏ NI REÏ : "Saluons notre Senseï"
  • 4. SENPAÏ NI REÏ : "Saluons les Senpaï''
  • 5. KIRITSU : "Levons-nous" 

 

3- Différents saluts au long du cours (traditionnellement)

     Chaque salut possède une signification propre, détaillée ci-dessous.

 

Avant le cours

Salut au dojo: il se fait en entrant dans la salle de pratique, en direction du kamiza. C'est un salut debout normal, le buste s'inclinant d'à peu près 30 degrés. On évite en général de beaucoup le marquer, afin de ne pas bloquer trop longtemps le passage. Par ce salut, le pratiquant marque l'idée qu'il entre dans un espace régi par des règles différentes de celle de l'extérieur (la hiérarchie dans le dojo est différente de la hiérarchie sociale habituelle), et qu'il accepte de se conformer à ces règles.

Salut au tatami. Il se réalise au moment de l'entrée sur le tatami. C'est habituellement un salut à genoux profond, le dos s'inclinant à l'horizontale. Il ne faut pas oublier ensuite de ranger convenablement ses zori (les nu-pieds). Ce salut souligne à nouveau l'entrée dans un espace aux règles particulières. Sur le tatami, le pratiquant va en effet autoriser des choses (attaques, contact physique, projection) qu'il ne permettrait pas à autrui hors du cadre de tatami.

Début du cours

Le professeur signale le début du cours par deux saluts :

Salut au kamiza: habituellement le salut le plus profond du cours, on peut le faire en baissant le regard, le dos devant néanmoins rester droit. Il exprime la gratitude du pratiquant à l'égard du fondateur de l'Art Martial pratiqué ainsi qu'à l'égard de l'ensemble des enseignants qui ont permis la dissémination de cet Art Martial dans le monde.

Salut aux instructeurs : si des instructeurs sont présents pour seconder l'enseignant, ce dernier va alors les saluer. Les élèves ne sont pas supposés prendre part à ce salut. Cependant, il n’est pas déroutant de rencontrer certaines variantes en fonction des « écoles » ou « dojo ».

 
Ensuite vient le :

Salut à l'enseignant : toujours un salut à genoux, il se fait en inclinant le buste de 75°. Ce sont normalement les élèves qui initient le salut. Par déférence, il est possible de baisser légèrement le regard. Ce salut exprime la gratitude vis-à-vis du travail de l'enseignant ainsi qu'une reconnaissance de sa position particulière d'autorité dans le cadre du cours.

Déroulement du cours

Début d'une pratique : lorsque l'enseignant donne le signal de pratiquer avec un partenaire, le pratiquant va saluer un de ses partenaires. Ce salut se fait debout si la technique se pratique debout, à genoux dans les autres cas. Dans tous les cas, les saluts doivent être symétriques (si le partenaire salue à genoux, il convient de mettre à genoux pour rendre le salut). S'il s'agit d'un salut debout, il est identique au salut à l'entrée dans le dojo. À genoux, il est moins profond que celui à l'enseignant. Dans les deux cas, le regard ne quitte pas le partenaire. La différence d'ancienneté peut éventuellement se marquer par une différence de profondeur dans le salut. Selon les dojo, la coutume peut être que les pratiquants les plus récents doivent aller demander aux plus anciens de travailler avec eux, ou attendre que ces derniers se proposent d'eux-mêmes. Ce salut initial, de même que celui à l'enseignant, est parfois accompagné d'un « onegaishimasu » ou d'un « s'il te plaît », les anglo-saxons utilisant plus volontiers l'expression japonaise.

Intervention de l'enseignant : il n'est pas rare que l'enseignant interrompe deux partenaires pour éclaircir un point. Il le fera généralement en accompagnant son interruption d'un petit salut, qui lui sera rendu par les élèves. La fin de son intervention sera de même marquée par un échange de salut; elle est parfois accompagnée d'un ouss ou « merci ».

Fin d'une pratique : quand l'enseignant signale la fin d'une séquence de pratique, les partenaires se saluent de même qu'au départ. Dans certains dojo, les partenaires se saluent à chaque changement de rôle entre tori et uke. Ce salut est parfois marqué d'un « domo arigato gozaimashita » ou d'un « merci beaucoup ».

Fin du cours 

La fin du cours est marquée par les mêmes saluts que le début : 

Après le cours

Salut au dojo lorsqu'on en sort, marquant la sortie de cette espace et le retour aux règles sociales habituelles.

Salut au tatami au moment d'en sortir

 

Les grades en Aikido

Le système kyu et dan a été mis en place en 1940 par O Sensei.
L'aikidoka débute au grade de 6ème kyu. La progression est ensuite 5, 4 ... jusqu'au 1er kyu. Les kyu sont décernées par les clubs.

Viennent ensuite les dan, de la 1ère à la 4ème les dan sont attribués par un jury constitué de membres la fédération où évolue le Club, chez nous il s'agit donc de l'Awam et du Shobukaï ryu.

En dehors de ces systèmes fédéraux, l'aikikai de Tokyo délivre également ses grades dan. En Belgique, le passage se fait devant un jury représenté par des Moniteurs Adeps, et moyennant demande et paiement auprès de l'Aikikaî de Tokyo, Vous pouvez également faire cette demande lors d'un passage de grade présidé et/où confirmé par un représentant de l'Aikikaï.


Les 5ème et 6ème dan sont soumises une commission des grades supérieurs constituée de 2 où plusieurs représentant dont  au moins un 7ème dan.
Les 7 et 8ème dan sont décernées par l'aikikai sous l'autorité du doshu.


Tamura Sensei considèrait, comme de tradition, que la 8ème dan est la dernière, la fin d'un cycle. D'autres estiment que l'on peut être 9 voire 10ème dan (surtout à titre posthume).
Tamura Sensei a refusé la 9ème dan.
Le fondateur de l'aikido et sa descendance sortent du sytème de grade.
En aikido il n'existe que deux couleurs de ceinture, blanche ou noire. Toutefois les enfants peuvent porter des ceintures de couleur pour montrer leur niveau kyu : blanc - 6ème kyu, jaune - 5ème kyu, orange - 4ème kyu, vert - 3ème kyu, bleu - 2ème kyu, marron - 1ère kyu.

 

Le port du Hakama en Aikido

Le guerrier japonais d'avant 1868 portait traditionnellement l'hakama.    

Selon les écoles et le niveau de l'aikidoka le hakama est blanc, bleu foncé ou, le plus souvent, noir.   

Hakama, couleur et niveau

O Sensei était clair : tout le monde pouvait porter l'hakama.

Comme il coûtait  relativement cher son port n'était pas obligatoire en début de pratique de l'aikido.

Certains élèves se confectionnaient leur propre hakama qui pouvait avoir une couleur curieuse.

Voilà pourquoi le port et la couleur de l'hakama n'attestaient pas d'un niveau. Il semblerait que le port du hakama à partir d'un certain niveau soit de la "faute" de Tamura sensei. Chargé de cours dans les universités, il a constaté que les étudiants désargentés avaient des difficultés pour s'offrir un hakama. Il a alors demandé à Kisshomaru sensei de laisser la possibilité de n'acheter le hakama qu'à partir de la seconde année de pratique (souvent 2ème kyu). L'habitude s'est répandue.

Arrivé en France, maître Tamura voulait que tous les élèves portent le hakama mais des professeurs pensaient que porter le hakama était une motivation qui poussait les élèves à poursuivre les cours. Pour se présenter au 1er dan les élèves portaient un hakama blanc avec maître Mochizuki (aikido yoseikan). A l'opposé, Noro sensei portait un hakama blanc, comme un débutant, symbole d'humilité.    

Actuellement le port de l'hakama est autorisé par le professeur. Selon les dojos et écoles il peut être porté dès le premier cours ou à partir d'un niveau situé entre 3ème kyu et 1ère dan, large fourchette.    

D'autres dojos et écoles jouent sur la couleur du hakama, blanc pour débuter, noir ou bleu foncé ensuite.

D'autre enfin, comme la nôtre, n'autorise le port qu'a partir de Shodan, pour éviter de travailler d'un niveau trop élevé sur des élèves qui seraient en réalité Kyu sans que cela ne se voie à cause justement de l'Hakama.   

Enfin le port du hakama est souvent lié à un engagement dans l'aikido, rare est le professeur qui autorise son port en se basant uniquement sur un niveau.   

Les plis du hakama
 

A priori les vertus symbolisées par les plis du hakama serait liées à une symbolique bouddhiste.    

Chaque pli représenterait une vertu. Il n'existe pas de hiérarchie entre ces vertus.    

Les 7 vertus sont plus que 7 et ne sont pas les mêmes !

A priori les vertus considérées dans les divers arts martiaux dont la tenue comporte un hakama ne sont pas les mêmes d'un art martial à l'autre ?    

  • Chi - Connaissance, sagesse
  • Chu, chugi - Fidélité, loyauté. Chugi : chu + gi
  • Gi - Devoir, droiture, honneur, obligation morale
  • Jin - Bienveillance, bonté, compassion, humanité
  • Koh - Piété
  • Makoto - Pureté, sincérité
  • Rei - Courtoisie, étiquette
  • Shin - Confiance, foi, pureté, vérité
  • Yu, yuki - Courage

Tamura sensei disait n'avoir jamais entendu O Senseï parler des plis du hakama et de leurs sympboliques.

 

Le titre de SHIHAN

- Quelques explications sur le titre de Shihan, suite a de nombreux abus de celui-ci dans le domaine de l'Aikido

Comme vous le savez, plusieurs titre d'enseignants sont accessibles suivant le grade CN porté en Aikido, via notre fédération Awam ainsi que notre école Shobukai, ces titres ne se réclament pas, il sont en général attribué sur demande d'un plus haut gradé, après observation sur tatamis, de nos capacités a transmettre ce savoir.

Le terme Senseï, qui en Japonais signifie ''professeur'', est utilisé comme une marque de respect vis-à-vis de celui qui enseigne, et pas seulement dans les Arts Martiaux, mais également dans beaucoup de situation de la vie courante.

On trouvera ainsi au Japon, un instituteur qui sera Senseï de même qu'un professeur de musique, un médecin ou encore une personnalité, cette appellation en Aikido n'est donc pas un titre décerné d'enseignant.

Shihan, n'est pas non plus un titre, mais bien une distinction, c'est même le grade d'instructeur le plus élevé dans le domaine des Arts Martiaux, son sens étymologique veut dire ''modèle''.

Jusqu'en 2003 en, Aikido, et certainement en raison du petit nombre de hauts gradés, l'attribution de cette qualification n'était pas claire, c'est pourquoi on appelait Shihan, en  général, les experts de l'Aikikaï ainsi que les anciens Ushi-Deshi résidant à l'étranger.

A la suite d'une polémique aui avait fait s'interroger dans la publication Aikido Today Magazine, les plus éminents Senseï résidants aux Etats-Unis, qui reconnaissaient unanimement que cette distinction était floue, l'Aikikaï de Tokyo a décidé en 2003 de créer un diplôme de Shihan, directement décerné, et donc son contrôle, par le Doshu.

Ce diplôme a été décerné en 2003 a seulement 7 Senseï non-Japonais :

Tissier C. (France) - Hermansson J. (Suisse) - Nadeau R. (USA) - Witt B. (USA) - E.Cottier K. (Angleterre) - Doran F. (USA) et C.N.Lee P. (Chine)

Tous ayant été auparavant des Ushi-Deshi durant plusieurs années.

Depuis, plusieurs autre Senseï se sont vu décerné ce titre, mais cela reste très rare de nos jours.

En Belgique, seul Mtr Leclerre D. porte le titre de Shihan depuis 2008, il est également le premier a le recevoir chez nous

 

Les systèmes de grades et de titres MENKYO

La graduation Menkyo est un ancien système Japonais de certificat de transmission, datant du 16èm siècle.

Le terme ''Menkyo'' signifie permission, ce système toujours d'actualité et surtout utilisé dans les écoles (ryu), se compose de 5 niveaux,

Menkyo Shoden Mokuroku : Niveau basic pour minimum 3 disciplines, dont le titulaire est au moins 3èm Dan dans l'une des discipline et compte un total de 5 Dan pour les trois.

Menkyo Shuden Mokuroku : Niveau moyen pour minimum 4 disciplines dont le titulaire est au moins 4èm Dan dans l'une des disciplines et compte un total de 10 Dan pour les quatres.

Menkyo Joden Mokuroku : Niveau élevé pour minimum 5 disciplines dont le titulaire est au moins 5èm Dan dans l'une des disciplines et compte un total de 15 Dan pour les cinq.

Menkyo Okuden Mokuroku : Niveau instructeur pour minimum 6 disciplines dont le titulaire est au moins 6èm Dan dans l'une des disciplines et compte un total de 20 Dan pour les six.

Menkyo Kaiden : Grand instructeur.

Ce système de gradation est donc utilisé pour les pratiquants qui cumulent plusieurs disciplines, toujours dans l'ancien système lorsque le pratiquant ne développe qu'une seule discipline, les gradations sont les suivantes :

Ko fuku Shidoin : jeune assistant instructeur

Fuku Shidoin : assistant instructeur

Shidoin : instructeur

Shihan : Maitre instructeur

Dai Shihan : grand instructeur

Par Ailleurs, ces titres ne s'obtiennent pas automatiquement avec les ceintures, ce n'est donc pas parcque que vous avez X Dan que vous obtenez les titres d'enseignants, ceux-ci sont normalement liés à vos capacité pédagogique de transmission mais également à votre études des Okuden au sein de votre école et/ou club.

De nos jours, dans beaucoup de disciplines, certains titres sont attribués en même temps que certaines ceintures, et bon nombre de ''porteurs'' de ces titres, ne savent même pas le sens réel de leur signification !!!

Chez nous, au Kokyu, les titres d'enseignant ne sont pas délivrés avec les ceintures, mais attribués en fonction des réelles capacités pédagogique de chacun, pour se voir attribué un titre de style Menkyo, vous devez aussi être affilié à une école développant cet ancienne graduation, comme certains chez nous le sont au Shobukai ryu.

Cependant des titres d'enseignant sont aussi délivrés par l'Awam en ce sens.

Quelques définitions de titres que vous pourriez rencontrés lors de vos stages :

Sensei : professeur, personne respectée possédant un savoir.

Waka sensei : petit professeur, héritier.

Ushi Deshi : disciples internes (ce que vous êtes tous au kokyu)

Renshi : maitrise extérieure

Kyoshi : maîtrise intérieure

Hanshi : Maîtrise extérieure et intérieure unifiées

Shihan : Maître, modèle

Meijin : grand homme accomplis

Tashi : expert

Soke : fondateur, héritier, chef de famille, de l'école.